Le Cap-Vert s'est qualifié pour sa toute première Coupe du Monde de la FIFA™
Les FIFA Series 2026 s’inscrivent dans le cadre de leur préparation
Le programme FIFA Forward a soutenu des projets clés dans la nation insulaire
Il y a deux ans presque jour pour jour, le Cap-Vert disputait la phase pilote des FIFA Series. Ce rendez-vous s’inscrivait alors dans le cadre de sa préparation pour les qualifications de la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Les Requins Bleus, qui n’avaient encore jamais donné la réplique à un représentant de la Concacaf, avaient affronté le Guyana, puis la Guinée quatoriale pour un bilan de deux victoires.
Il est aujourd’hui difficile de de mesurer l’impact réel qu’ont pu avoir ces deux succès sur la suite du parcours des Cap-Verdiens. Mais de la confiance et de l’expérience avaient forcément été glanées à cette occasion. En tout cas, deux ans plus tard, ces FIFA Series 2026 ne servent plus à appréhender de quelconques éliminatoires mais bien à se préparer pour la phase finale de cette Coupe du Monde.
« Je ne garderai forcément que de bons souvenirs de ces FIFA Series en Arabie saoudite, de toute cette phase qualificative pour la Coupe du Monde et surtout de l’issue et du bonheur qui en a découlé. Cette qualification a été la meilleure expérience que j’ai vécue dans ma vie de footballeur. Rendre fier et heureux toute une nation est une sensation unique », explique le capitaine Ryan Mendes au micro d’Inside FIFA. « Mais nous devons voir cela comme une étape : il faut continuer et veiller à être prêt pour le Jour J.».
C’est dans cette optique que le Cap-Vert aborde les FIFA Series 2026. Mendes et ses partenaires ont affronté le Chili ce 27 mars en Nouvelle-Zélande (4-2), et se mesureront à la Finlande trois jours plus tard. Des adversaires sud-américains et européens, comme ce qui les attendent lors des deux premières journées de la Coupe du Monde 2026 : l’Espagne le 15 juin et l’Uruguay le 22 juin en l’occurence.“
« Ce sont deux matchs importants de plus dans notre préparation. Ce sera notamment l’occasion d’intégrer quelques nouveaux joueurs. Ce sont deux rencontres de haut niveau, qui vont nous obliger à garder notre concentration à un degré d’exigence mais aussi à travailler pour être toujours plus forts en vue de cette Coupe du Monde », souligne l’ailier de Kocaelispor (Turquie).
« Coupe-du-Monde ». Les trois mots reviennent souvent dans la bouche de Mendes. La perspective l’obsède. Mais comment pourrait-il en être autrement à moins de 100 jours de ce rendez-vous planétaire auquel va participer le Cap-Vert pour la première fois de son histoire ? « Je m’y projette depuis le jour où nous avons obtenu la qualification. Plus la date approche, plus l’impatience est grande évidemment. J’essaie de rester le plus serein possible et surtout de garder la forme. »
À 36 ans, après presque 20 ans de carrière passées au plus haut niveau, cette préoccupation paraît légitime. Arrivé en sélection en 2010, Mendes est du reste le joueur le plus capé (94 sélections) de l’histoire de la sélection cap-verdienne dont il est aussi le meilleur buteur avec 22 buts. Il sait mieux que quiconque combien le parcours jusqu’à ce Mondial a été parsemé d’embûches pour cet archipel isolé de l’océan Atlantique.
« C’est sans aucun doute notre plus grande conquête », explique-t-il. « À titre personnel, c’est un rêve d’enfant qui se réalise. En tant que capitaine et ‘ancien’, je suis évidemment très fier de ce qu’on a d’ores et déjà accompli. On a le sentiment du devoir accompli. C’est le fruit de nombreuses années de travail de tout un groupe, de tout un staff, de toute une fédération et de tout un pays ».
Au-delà des exploits des Requins Bleus sur le rectangle vert, d’importants efforts ont en effet été réalisées pour développer le football au Cap-Vert. La FIFA via son programme FIFA Forward a d’ailleurs accompagné le pays dans ce processus.Les activités opérationnelles de l’équipe nationale ont notamment été soutenues grâce à ces fonds, tandis que la construction de terrains synthétiques dans la municipalité de Santa Cruz, sur l’île de Santiago, a bénéficié aux équipes locales et offert davantage d’opportunités aux jeunes de pratiquer le football.
« Ce soutien a des effets dont nous avons pleinement conscience. Nous mesurons l’importance de cette aide qui permet non seulement d’aider le football à progresser mais je pense que cela impulse un élan à tout le sport cap-verdien », confirme Ryan Mendes. « Le Cap-Vert est un pays plein de talents dans bien des domaines et tout est mis en œuvre pour qu’ils soient exploités, la preuve en est avec cette qualification pour la Coupe du Monde ! »
« Certes le football a beaucoup évolué, mais encore une fois, nous pouvons progresser davantage. L’avenir nous appartient. Nous n’allons pas nous arrêter là », promet-il. La suite au prochain épisode de la (FIFA) série.